| marathon de Reims le 23 octobre 2005 |
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Me revoilà boosté à fond. Déjà 6 mois que le marathon de Lyon est derrière moi. j'ai pris du repos mais j'ai gardé le contact avec le bitume. Simplement deux 10km et 1 semi de courus. Le temps est idéal aujourd'hui, 10.000 coureurs sont attendus à Reims dans les différentes courses. Je vise 3h10. Le départ est donné devant la cathédrale, l'organisation à l'air sans faille. La ville est bloquée pour l'épreuve. Durant la course, on croise les coureurs du 10km et du semi : c'est vraiment Reims "à toutes jambes". Je passe au semi en 1h35. Arrivé au 30ème km je suis encore dans les temps. 6 km plus loin, le meneur d'allure des 3h15 me passe devant, impossible de l'accrocher. Mon rêve s'envole... J'arrive péniblement au bout en 3h21. Je ne suis pas désespéré, il faut revoir l'entrainement et corriger les erreurs. 5 semaines plus tard, décembre arrive, c'est le mois des cadeaux. Le Père Noêl est en avance pour moi : je me passerais bien de son "cadeau" (j'ai repris un ganglion au cou). Je crois que le "crabe" est revenu me voir à nouveau. J'en ai marre, le traitement n'a pas marché. Il y avait 95% de chances que je guerrisse et je suis passé au travers. On va m'opérer pour la 3ème fois, c'est prévu début janvier. Du coup, je me venge sur la SAINTELYON (trail de 68km). Mon corps me joue des tours mais je ne me laisse pas abattre. Au contraire, je décide de forcer la nature. Je prends le départ avec mon frère et un de ses copains. Je sais qu'ils se sont entrainés durs, ils visent le diplôme d'or. Mon but : les suivre au maximum. 6.000 coureurs sont inscrits (1000 de + que l'année dernière). Les lumières des lampes frontales défilent dans Saint-Etienne. Le temps est parfait mais la route est très longue jusqu'à Lyon-Gerland. Mes 2 lièvres sont partis très vite, ils sont affûtés. Au 15ème km, je prends la décision de ne plus les suivre. Ils sont trop forts. J'improvise une tactique de course. Contrairement à l'année dernière, je vais marcher dans les montées, il y a un fort dénivelé : je me fatiguerai moins. Puis au ravitaillement, je prendrai plus mon temps. Je favoriserai les solides (gateaux secs, pain). Je suis mon instinct, je ne regarde pas ma montre ni les km. Arrivé à Ste Catherine au 30ème km, j'ai 10 minutes d'avance pour un final de 6h30. On ne s'emballe pas. La 2ème moitié comporte pas mal de descentes, je m'éclate dans les petits chemins. Je double pas mal de monde, j'ai des bons appuis mais je risque la chute à tout moment. Lyon montre ses lumières, il y a un violent vent de face sur les quais de saône. Je ne vais plus très vite mais je tiens bon. L'arrivée dans le palais de Gerland est magique. Quel bonheur : 6h38 ! Classement 173ème en individuel, 116 places et 20 minutes de gagné par rapport à l'année dernière. Mon frère pointe à la 113ème place, loupe de peu le diplôme d'or. Son collègue finit 48ème ! Bravo ! ça c'est de la course..
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