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marathon de Lyon le 17 avril 2005

la médaille

vue de Lyon

il est né à Lyon...

Marathon de Lyon

Je me réveille brusquement, il est 2h du mat, je dois me lever à 6h, impossible de me rendormir. Je n'ai pas voulu prendre un cachet pour dormir (je n'en prends jamais), contrairement au marathon de Rome où j'avais fait l'expérience, très peu concluante. Apparemment ce n'est pas la nuit précédent le marathon qui est la plus importante (source : Jogging magazine). Il paraît que le stress libère certaines hormones favorables??? je me demande pourquoi j'angoisse tellement, je n'ai rien à prouver à personne. Un copieux petit déj, je passe chercher 2 collègues qui vont courir leur 1er 10km (j'ai fait des adeptes!). Je me lance à nouveau sur marathon. 5 semaines après Rome, je me suis laissé 1 semaine de récupération, puis j'ai continué avec 4 entrainements/semaine. j'assimile bien la charge de travail. 4 marathons en 1 ans c'est quand même beaucoup, mais j'ai pris le virus. Il pleut des cordes sur Lyon. Je suis enroulé dans mon sac poubelle (costume chaud et jetable de tout coureur avant de partir) en attendant le départ. Il n'y a pas de meneur d'allure pour les 3h15. Il va falloir gérer tout seul ma vitesse, ni trop vite ni trop lent : 4 minutes 38/km. je ne fais plus de pronostic, j'ai dormi 3 h, la pluie ne s'arrête pas mais je crois en ma bonne étoile : tous mes records sont à Lyon. 39'55 aux 10km, 1h28'10 au semi (jamais 2 sans 3). Je me débarrasse de mon sac poubelle, c'est parti! Le départ est assez fluide, chacun prend sa vitesse. 1er ravitaillement, une petite gorgée d'eau, le 10ème et 15ème km sans soucis. il pleut toujours mais je n'ai pas froid. Le passage du semi en 1h37'40 : on dirait que j'ai un métronome dans la tête, pourvu que ça dure. Les 25ème et 30èmekm se passent bien, je suis dans les temps. 34ème km je ressens la fatigue, j'ai peur du mur. Je raccroche un petit groupe et on court ensemble. Tout le monde est concentré, ça se corse mais on tient le coup. On se relaye les uns les autres pour tenir la cadence du groupe. Je n'ose plus regarder ma montre. Le groupe commence à se dissiper, on n'est plus que 3. J'ai mal aux articulations, mais ça va le terrain est plat, il n'y a pas de surprise. Je repasse en tête, je sens qu'ils décrochent tous les 2. Ils essaient tant bien que mal de me suivre. 39ème km, je regarde ma montre : 40 secondes d'avance, je n'en reviens pas. J'abandonne malheureusement mes 2 compagnons de galère. Plus que 3 km, j'ai mal partout mais je sens que j'en ai encore sous le pied. Pas d'imprudence, il ne faut pas accélérer tout de suite. J'évite les flaques d'eau, il y en a de partout, j'ai peur de me tordre une cheville, ça serait trop bête si près du but. Je donne tout dans la dernière ligne droite, je passe l'arrivée, coupe mon chrono.
3h14'18s. Je suis fou de joie.

coursapied
25/02/06