| marathon de New York le 7 novembre 2004 |
|
| les bénévoles sur le parcours |
|
|  |
J'étais à fond dans ma nouvelle passion, lorsqu'un problème de santé est apparu. Après 2 opérations, suite à un ganglion dans le cou, le verdict tombe : maladie de hodking = cancer des ganglions (poppéma / stade 1). Le monde s'écroule. Vue que c'est un cancer à évolution lente et de stade préliminaire (aucun signe aux analyses de sang), je ne ressens aucun symptôme, aucune fatigue, mais il faut traiter la maladie. Entre temps, mon employeur constitue une équipe régionale pour participer au Marathon de New York. Je m'inscris et je suis sélectionné. Dans mon malheur, cette chance tombe à pic pour me booster. Le cancérologue me donne le feu vert pour que je participe au Marathon pendant mon traitement. Je redouble de volonté pour surmonter cette épreuve qui m'anéantit. Mais participer au plus beau marathon du monde est devenu mon but, en espérant aller jusqu'au bout malgré le traitement. Une semaine inoubliable avant le grand jour. New York est une ville formidable. Nous ne nous sommes pas ménagés (beaucoup de visites) et le décalage horaire ne nous a pas aidés : j'ai dormi 3 heures par nuit pendant la semaine. Le jour du marathon, je me présente sur la ligne de départ, déjà fatigué. Forte émotion lorsque l'hymne national est chanté en direct dans le silence absolu, les larmes nous viennent aux yeux. Tout s'enchaine dans ma tête, la maladie, la joie d'être ici, me donner à fond. Coup de canon (pour de vrai), c'est parti ! La musique de Sinatra retentit (New York, New York) tandis qu'on traverse le pont Verrazano. c'est la folie ! le temps est magnifique. Je suis parti trop vite comme à chaque fois et je vais le payer. Dans une ambiance survoltée, j'arrive aux 10km avec 3minutes d'avance. Je m'embrouille dans les miles..Je passe le semi en 1h37'30 et je sens que ça va mal se terminer. Au 25ème km, les crampes arrivent dûes au manque d'hydratation de la semaine. Je vais lutter en m'arrêtant tous les kilomètres pour m'étirer. La foule me "porte" (go man !). Je suis désespéré, j'ai 2 morceaux de bois à la place des jambes mais je veux le boucler et j'irai jusqu'au bout. Des vagues entières de coureurs me doublent. Je vois le bout du tunnel arriver à Central Park. Le public est de plus en plus nombreux et en délire. Je franchis la ligne d'arrivée dans un état lamentable mais HEUREUX ! et avec une énorme envie de revanche. Malgré mes 3h58'28s il y a 29500 personnes derrière moi. Je reprends l'avion le mardi et le mercredi je reprends mon traitement avec la médaille dans ma poche.
|
|
|